Philippe Houzé
Photographe
Edito :
Les Amérindiens, dans leur immense sagesse, disaient avoir pour mère la Terre et pour père le Grand Esprit. Dans notre course au profit et à une croissance inconditionnelle, il est peut-être temps de nous inspirer de cette sagesse et de témoigner d'une plus grande gratitude envers la planète qui nous accueille, son histoire évolutive nous prouve qu'elle peut très bien se passer de l'humanité !
Alors oui, j’aime ma mère la Terre, fertile et nourricière, j’aime le dessin éphémère des nuages qui voyagent au gré du vent, j’aime le tronc des arbres, sages et forts, où se dessine le récit silencieux de leur histoire.
C'est en captant de notre mère nature ces éléments simples, mais ô combien propices au hasard et sans aucun artifice, que je tente de saisir la magie de ces vibrations qui jouent la musique de nos âmes, dans l’équilibre miraculeux des lignes, des formes, des couleurs, des ombres et des lumières qui prennent vie en résonance les uns aux autres pour vibrer à l'unisson de l'univers.
Bien sûr qu’il est de la photographie de capturer des fractions de secondes du monde qui nous entoure, de fixer l'éphémère, de témoigner de l’instant qui passe ou de susciter des émotions, mais par-delà le sujet, voire même par son abstraction, l’image peut émettre d’autres vibrations bien plus immatérielles que la seule représentation d’un moment aussi beau, poétique, émotionnel ou spectaculaire soit-il. Elle nous invite pour un instant à un dialogue avec l’invisible et avec les âmes elle chuchote…
> Croyances d'un anti-septique :
> Beliefs of an Anti-Sceptic :
